Stéphane Pélissier, Ultra-Marathonien
 

 

 

ENFIN DES NEWS!

 

Bonjour à tous. Après un repos bien mérité d'une grosse semaine, me voici donc en vacances avec les miens chez nous dans le Var. Vous allez dire que c'est la belle vie et je ne vous contredirais pas. Cela faisait parti du projet: à mon retour, je comptais sur mes congés pour retrouver les miens donc j'ai fais toute la course sur des congés sans solde. C'est sûr que c'est moins évident à gérer mais dans la vie il faut savoir ce que l'on veut et je me suis donc débrouillé pour incorporer mon salaire dans le budget course et il m'a fallu deux ans de démarches auprès d'entreprises, de sociétés et d'artisans pour arriver à boucler le financement nécessaire à la Transeurope 2009.

Gros boulot donc, et j'avoue dépenser beaucoup d'énergie dans cette partie de la logistique.

C'est comme ça aussi que j'ai fait la connaissance de gens extraordinaires ou que j'ai découvert différemment des personnes que je connaissais déjà.

Un grand MERCI à tous ceux qui ont cru en moi, qui m'ont fait confiance. Je sais exactement ce que je leur dois car sans eux l'aventure n'aurait pas été possible.

J'hesite à les citer car j'ai peur d'en oublier:

- RELVICOM

- GROUPACHATS.biz

- HELICIANE

- VILLE DE LANTA

- DEROSIN SARL

- AGORA VITA

- ANTENNES SATELLITE/R.FORESTO

- BOULANGERIE-PATISSERIE/EMMANUEL PERUCHO. LANTA

- PHILIPPE CASSAN ELECTROMENAGER

- BERTRAND TRAPP

- ...et tous les PARENTS ET AMIS qui ont participé de près ou de loin au projet.

A bientôt pour la reprise de l'entrainement et sur les projets à venir.

 

"BONJOUR" et bienvenue... enfin!

 

Cela fait maintenant un peu plus de sept moi que je vous ai quitté et ce n'est pas faute d'inspiration si je n'ai pu alimenter le site. Bien au contraire, le fait de ne plus avoir accès à ce "confident", me fit prendre conscience que durant la Transeurope, ce moyen de communiquer mes impressions, mon vécu, mes sensations, m'a fait entrouvrir une porte qui jusque là était restée close.

Le retour positif qui s'en est suivi à mon retour parmi vous, m'insite donc à prolonger l'histoire.

Franchement, je pense n'ennuyer personne... et puis se connecte qui veut !

Il n'est pas si facile de retourner à une vie "normale" et même si je m'y était plus ou moins préparé, de drôles de pensées me faisaient pas mal "gamberger"sur l'avenir. Alors pour se redonner du courage et bien on reprend l'entrainement et logiquement les blessures font leur apparition. Sur le coup il me semblait bien que quinze jours de repos après un tel périple n'étaient pas suffisants mais je crois que j'essayais de me replonger dans cet univers dans lequel j'ai vécu pendant plus de deux mois.

Je suis un peu pris par le temps donc je ne vais pas m'attarder mais dorénavant, j'écrirais régulièrement.

Il faut que je vous parle des projets à venir.

 

PS: si le site n'a pas été tenue à jour depuis tant de temps c'est simplement qu'à mon retour j'ai dû rendre l'ordinateur que l'on m'avait gentillement prêté et je n'ai pas su sauvegarder mes données personnelles.

OUPS ! la boulette. A plus tard...

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Faire face à la blessure:

 

Après mon retour de la Transeurope 2009 je fis donc une pause de quinze jours. Je pensais que cela était suffisant car durant ce cours repos les douleurs ressenties me semblaient diminuées de jours en jours. En fait, il s'avéra que l'état de fatigue générale dans lequel je me trouvais, m'empêchait d'apprécier à leur juste valeur les dégâts causés par ce périple. C'est donc à la reprise de l'entrainement que cette vieille douleur se réveilla. Située au niveau de la sacro-illiaque droite, quelques séances d'ostéopathie ne purent en venir à bout et le passage d'une IRM s"imposa.

C'est marrant, mais en partant à l'examen je n'espérais qu'une chose, c'était qu'on me trouve quelque chose et ce fut chose faite.

Diagnostic: oedème sur la sacro-illiaque droite avec calcification des ligaments (pont osseux).

Sitôt rentré avec les résultats je me suis empressé d'appeler mon ami et docteur Fabien (médecine du sport à l'hôpital Larrey) pour avoir la traduction du compte-rendu médical mais surtout pour l'entendre me dire une chose et une seule: "...on se calme, ça se soigne !"

C'est dingue et compréhensible à la fois mais j'ai contracté une phobie, celle de me blesser de façon irréversible.

Depuis que j'ai rencontré Fabien dans le service du professeur Rivière, j'ai une autre vision sur la façon de me soigner, notamment comment continuer à s'entrainer tout en étant blessé. Une approche psychologique du sportif que je n'avais jamais rencontré jusqu'ici. Je sais au fond de moi que c'est ce que je recherchais avant tout chez un praticien, de toute manière cela aurait été autrement, je serai aller voir ailleurs.

Après une ponction de la zone, j'ai eu droit à une infiltration. Ensuite de nouvelles semelles seront de rigueur ainsi qu'une sérieuse augmentation des séances d'étirements des chaînes musculaires.

Je me contente juste de sorties quotidiennes de une heure à une heure et quart, mais cela me permet de continuer à courir.

Objectif en vue: Intégrale de Riquet le 1er juillet 2010.

 

Que de projets: des kilomètres pour un voyage... une aventure.

 

Lors de notre dernière correspondance, je vous faisais part de mon souhait de participer à "l'Intégrale de Riquet" qui se déroulera début juillet. En effet, si je suis parvenu à régler quelques problèmes physiques, je serais au départ le 1er juillet au phare des Onglous sur l'étang de Thau. Ce périple nous mènera, via Béziers, Trèbes, Carcassonne et Castelnaudary, aux portes de Toulouse pour une arrivée (après quelques feux tricolores) au port de l'embouchure au bout du canal de Brienne. Une escapade de 240 km qui aura pour mission de tester les organismes et le mental de ces" fondus au long cours". Libre à eux de passer le temps comme il leur plaira, compter les écluses, les platanes, de temps en temps faire un petit "plouf" pour se rafraîchir, enfin un bon programme en perspective mais surtout que du bonheur et un grand sentiment de satisfaction une fois la ligne d'arrivée franchie.

Pour la suite, une pré-inscription sur la Transamérica Footrace 2011 de Serge Girard, une transcontinentale d'ouest en est du continent américain de Los Angeles à New York. Pas loin de cinq mille kilomètres en soixante-dix étapes et le tout traversant une douzaine d'états et quatre fuseaux horaires. Le problème reste le sponsoring. Ici le budget est quasiment multiplié par trois par rapport à une Transeurope. J'y travaille.

Un an plus tard, la Transeurope Footrace 2012. Même organisation que pour 2009 mais tracé différent.

Seulement (rires) quatre mille kilomètres en soixante quatre jours. Départ du nord de l'Ecosse pour une arrivée à Gibraltar. Traversée de l'Ecosse, l'Angleterre, la France et l'Espagne.

Je vous parlerai plus en détail de chacune de ces courses et, sait-on jamais, si un éventuel partenaire financier tombait sous le charme de ces quelques lignes... mes coordonnées sont sur le site. Merci.

A bientôt.

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Des photos de la Transeurope 2009!

 

Bonjour, depuis quelques jours, petit à petit, je mets en ligne des photos de la Transeurope 2009. Celles-ci sont visibles tout au long des étapes de la course. Pour l'instant, une douzaine seulement agrémentent le récit mais d'ici quelque temps j'espère pouvoir vous faire partager plus du quotidien qui a été le notre durant ces soixante .quatre jours de course. Merci à Jérôme (Mairie de Lanta) qui m'initie aux mises à jour d'un site internet.

De temps en temps j'ai mon"trop plein"de souvenirs qui déborde alors il faut que j'en parle. J'ai l'impression que l'on ne m'a pas posé assez de questions concernant cette aventure. J'ai tout simplement besoin de m'y replonger encore et encore. Heureusement que les projets sont là pour me faire garder le contact avec cette"vie d'ultra". J'ai peur de ne pas être capable de réitérer ce genre "d'exploit" (ça y est... j'ai dit le mot!). Peur de ne pas me remettre physiquement, peur de ne pas trouver le budget. Je refuse de vivre comme si je n'allais jamais mourir, c'est pour cela que j'ai sorti de leurs tiroirs tous mes rêves et je m'efforce de tout faire pour les vivre. LA VIE EST BELLE!

Quelques nouvelles du front: concernant la Transeurope 2012, Ingo est un peu embêté car il se heurte à un sérieux problème au Royaume-uni. En effet, il n'a pas encore reçu les autorisations Écossaises et Anglaises qui lui autorisent à lâcher une cinquantaine de coureurs sur les routes Britanniques.Son étonnement est d'autan plus fort qu'en 2003 on lui a délivré les mêmes autorisations en Pologne, Biélo-russie et Russie. Patience.

Pour la Transamérica 2011, je repart à la charge avec un fidèle partenaire: RELVICOM.

Toute l'équipe m'aide dans ma quête au gros partenaire: trois fois le budget d'une Transeurope. Encore un"truc" qui n'est pas couru d'avance.

Pour l'Intégrale de Riquet, une équipe de VTTistes m'accompagnera en relais. Pour l'instant c'est une surprise même pour certains relayeurs. Je me débas encore avec mon problème de sacro-illiaque. Je me surprends de temps en temps à passer toute la sortie à parler à mon corps. (j'avoue avoir hésité à mettre ça sur le site). C'est pas des blagues mais je suis persuadé qu'il faut que le corps et l'esprit ne fassent qu'un pour arriver à surmonter les obstacles. Je suis loin d'être un illuminé mais chacun a le choix d'attraper la branche qui lui convient pour refaire surface.

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Dialogue avec mon corps:

 

Salut à tous et bienvenue. La semaine dernière, je vous parlais de la théorie celon laquelle le corps et l'esprit ne devaient faire qu'un pour pour parvenir à cet équilibre, source de réussite. Et bien, quelques heures après la parution de ce texte sur le site, j'ai reçu un mail qui m'a confirmé que, ce qui n'était pour moi qu'une idée bien personnelle était en fait un courant de pensée, une philosophie de vie pour certains. Dans ce mail, cette fidèle du site y a joint un texte que vous pouvez découvrir en allant dans la page"contact". Quelle ne fut pas ma surprise de lire, quasiment mot pour mot, des phrases qui avaient été miennes quelques jours auparavant.

Souvent, lors de mes sorties je fais une halte, je regarde en direction d'où je viens, puis je remercie mon corps de me donner la possibilité d'accomplir tant de choses. Jamais je ne m'arrête au hasard, mes sens me dictent toujours l'endroit de ces pauses. Un bruit, une odeur, un contraste de lumière, un souffle d'air... autant de choses qui me font me sentir vivant.

Quand j'ai commencé "l'ultra", je me souviens sur une épreuve, avoir entendu des coureurs s'offusquer d'un article paru dans la presse spécialisée. Le "dit" article qualifiait les adeptes d'ultramarathon de "parias" de la course à pied. Je ne comprenais pas la réaction de mes collègues, moi qui étais fier de sortir du moule, d'être hors normes. Si j'ai choisi cette discipline, c'est pour différentes raisons: peu d'adeptes, une façon de vivre plutôt qu'un sport, pas d'argent à la clé, de vraies valeurs et la chance de découvrir des hommes et des femmes formidables à travers le monde entier.

Bye bye!

 

Tout petit devant ces icônes:

 

Bonsoir, comme beaucoup d'entre vous ce soir, je viens de regarder le XV de France remporter le grand chelem face à l' Angleterre. A la fin du match, Thierry Dussotoir a entamé un tour d'honneur en brandissant la coupe... et c'est là que je voulais en venir.

Au mois de Mars 2009, un ami qui travaille dans l'évènementiel sur Toulouse, me parle souvent de quelques amis qu'il a au sein du Stade Toulousain (son plus gros client). Peu de temps avant mon départ pour la Transeurope, il m'annonce qu'il a parlé de moi et de mon projet à Vincent Clerc. C'est comme ça que quelques jours après mon retour du Cap Nord, je me suis retrouvé invité à partager un bon repas avec mon ami Christophe, Vincent Clerc et Grégory Lamboley. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ces deux grands joueurs me bombarder de questions sur l'aventure que je venais de vivre. Tout d'abord, je commençais à leur parler de ce sport (l'ultramarathon) qui manque vraiment de médiatisation ensuite je répondais à leurs questions sur l'entrainement, les blessures, la récupération et les projets.

Quelque temps après, j'ai eu à nouveau l'occasion de rencontrer Vincent Clerc et cette fois-ci c'est devant Cédric Heymans et Thierry Dussotoir que je racontais mon aventure. Et quel bonheur de voir ces deux monuments du rugby français m'écouter rendre compte de ce que je venais de vivre, et franchement, ils avaient du mal à croire la chose possible.

Tout ça pour vous dire combien ce sport mérite d'être connu et combien les valeurs qu'il véhicule impressionnent même les plus grands sportifs.

A très bientôt sur le site.

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On naît "ultramarathonien", on ne le devient pas!

 

Ceci n'engage que moi, en aucun cas je ne voudrai donner de leçon à quiconque... d'autres s'en chargent et en font même commerce. Enfin...

Certains naissent avec des prédispositions physiques ou mentales qui les aiguilleront sur cette discipline mais ceux qui réussiront vraiment seront ceux qui arriveront à harmoniser les deux: corps et esprit.

Le corps n'est rien sans l'esprit et vice-versa, et plus les distances s'allongent et plus l'importance de cette symbiose est démontrée. Il me semble même que passé un certain cap, le mental prend le dessus et lui seul gérera le physique. On peu toujours prétendre à travailler le physique mais pour le côté "psy" de la chose, c'est une autre histoire. Pour ça, la sophrologie donne un sacré coup de pouce, elle vous met sur les rails de ce qui est caché au plus profond de vous, elle permet de trouver des réponses pour des questions qu'on ne se serait jamais posé.

Je reçois quelques courriers de gars qui voudraient savoir quel entraînement est le mieux adapté pour telle ou telle course et là je suis tenté de leur répondre: nous sommes tous différents, ce qui va pour l'un ne conviendra pas à l'autre, courrez à la sensation en respectant votre corps, pour "L'ULTRA" rien n'est écrit, tout est à découvrir.

L'important est de toujours avoir des objectifs un peu dingues pour se sentir VIVRE... vous sentez comme c'est bon? Vivez vos rêves et n'oubliez pas: on a TOUJOURS le choix.

Je vais vous laisser car la route m'appelle... encore.

A+.

 

Quelques news sur les Transcontinentales:

 

Bonjour et bienvenue...

Peu de nouvelles concernant "Los Angeles-New York Footrace 2011", et pour cause, Serge Girard, son organisateur, est entrain de réaliser le tour de la Communauté Européenne en courant.(encore une chasse au record!). Avant son départ il nous avait averti que l'organisation se mettrait en sommeil pendant un an. Personnellement, quand je prépare un "gros morceau" de ce style je suis assez accroc de nouvelles. Pour la Transgaule 2007 ou la TEFR 2009, tous les soirs j'allais aux nouvelles. Bien sûr il n'y avait pas des news tous les jours mais régulièrement, de façon à se sentir déjà dans l'amb iance. C'est cette sensation que je recherche afin d'avoir l'impression de ne jamais couper les ponts.

La pré inscription est faite en attendant la reprise des contacts sûrement pour la rentrée scolaire de septembre.

Chen, un collègue Taïwanais de la TG et de la TEFR m'a appris qu'il était de la partie. J'ai discuté aussi avec Rainer (vainqueur TEFR 2009), il est aussi très intéressé par l'aventure, et là, pour le coup, c'est une aventure puisque partir seul réduit considérablement les chances d'arriver.

Pour ma part, je suis toujours à la recherche de partenaires financiers qui me permettraient de traverser un nouveau continent, et pas des moindre puisque le parcours de presque cinq mille kilomètres a pour particularité de traverser une douzaine d'états, de passer quatre fuseaux horaires et passer des 45° du désert du Mojave, aux

2800 mètres des montagnes rocheuses et d'enchaîner sur les interminables plaines agricoles pour finir à New York.

Le budget n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent et c'est difficile de faire adhérer des entreprises à un tel projet même si sur la durée et muni de bons moyens de communication c'est un sujet sur lequel on peut fédérer du monde.(je m'en suis aperçu lors de mon retour de la TEFR 2009).

Pour la Traseurope Footrace 2012, on a encore le temps mais là les nouvelles sont plus présentes. On connaît déjà la liste des cinquante engagés ainsi que toutes les étapes, il y a même une liste d'attente qui se raccourcie au fur et à mesure qu'il y a des désistements.

L'organisation nous a fait connaître les difficultés qu'elle rencontre auprès des autorités Écossaises et Anglaises pour obtenir le droit de lâcher une cinquantaine de coureurs sur leurs routes. Quand vous pensez qu'il a réussi à faire courir des gars (et des gazelles) en Pologne, Biélorussie et Russie... en 2003.

A très bientôt.

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A quelques écluses du départ:

 

Bonjour, à quelques jours près, nous voici à deux mois du départ de l'Intégrale de Riquet.

Pour info: course en ligne le long du Canal du Midi, soit 240 km non-stop dans un maximum de 48h. Départ du phare des Onglous sur l'étang de Thau (34) et une arrivée à Toulouse (31) aux Ponts-jumeaux. Particularités de l'épreuve: circuit sur le chemin de halage du Canal du Midi avec quelques passages goudronnés notamment sur les pistes cyclables de Bézier et à l'approche de Toulouse. Des ravitaillements liquides tous les trente kilomètres et un ravito solide à la mi-parcours (Trèbes) qui sert aussi de pointage éliminatoire (20h). Chaque coureur doit avoir un accompagnateur VTT chargé de le ravitailler et de signaler sa position à heures régulières au PC course.

Départ donc le jeudi 1er juillet à 9h pour un "cut off"à Toulouse le samedi 3 juillet à 9h.

La veille du départ, les coureurs et leurs accompagnateurs ont la possibilité de prendre un bus qui les véhiculera sur le lieu de départ. Les vélos suivront dans un camion de l'armée. Sur place, pasta-party et hébergement en gymnase à Marseillan.

L'année dernière, Christian Reina m'avait téléphoné quelques jours avant l'édition 2009, j'étais alors en Norvège, au lendemain de l'arrivée de la Transeurope. Je n'ai pas pu honorer son invitation sur l'épreuve (juste en spectateur bien sûr... après 4500 km...) mais au fond de moi l'envie de rempiler sur cette épreuve après l'édition de 2004, me faisait espérer que Christian "remette le couvert" en 2010. Merci.

Mes problèmes de calcification me posent quelques problèmes mais je serais au départ cette année.

Régulièrement, je vais aux nouvelles sur le site de la course, je vais voir les nouveaux inscrits, les probables...

Coureurs, profitez de ce merveilleux ouvrage qu'est le Canal du Midi et ménagez votre monture car la route est longue.

Je profite de l'occasion: nouvelle adresse mail: pelissier.stephane@sfr.fr

Bye bye!

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Rester dans sa bulle... jusqu'au bout du chemin:

 

Cela va paraître contradictoire pour certains mais s'il est vrai que durant les courses à étapes, il y a un point qu'il m'est difficile à gérer, l'éloignement d'avec "les Miens", je ne pense pas que leur visite sur le parcours soit bénéfique pour la poursuite de l'aventure mais qu'au contraire cela ne pourrait que mettre en péril l'aboutissement de ce "voyage" extraordinaire. C'est d'ailleurs d'un commun accord avec Marielle qu'elle s'interdit les visites et c'est ainsi qu'à mon retour nous nous retrouvons encore plus intensément. Beaucoup ne comprendront pas cette façon de voir les choses, tant pis, tout d'abord parce que les événements nous préférons les vivre plutôt que de les contempler de loin et puis parce que j'ai toujours plus de facilité à parler du vécu que de ce qui pourrait être à vivre. Je n'aime pas trop refaire le monde avec des "SI"...

L'éloignement est une épreuve difficile à surmonter mais comme dit si bien Marielle... c'est pour mieux se retrouver. Et ces épreuves sont tellement riches d'enseignements, on en ressort différent et ça, même mes enfants m'en ont fait la remarque. Au fil des kilomètres j'ai l'impression de ne prendre que le meilleur de tout ce que je rencontre et face à un problème la prise de hauteur permet de relativiser. Ce n'est pas simplement une image, je me surprend à visionner la chose, comme si elle était au centre d'un cercle, me mettre à sa place, faire un 360°, et là, voir tout ce qu'il y a de plus dramatique, de plus triste, de plus injuste, pour enfin me dire qu'il y a des faits bien plus graves de par le monde.

Encore une fois, ce n'est ni un conseil, ni une leçon, j'exprime juste un ressenti, une expérience.

Pour en revenir aux courses, je serais tenté de dire que même à l'arrivée on ressent le besoin de partager ça, principalement avec ceux qui l'on vécu comme nous, qui on partagé les mêmes joies, les mêmes galères, juste entre nous quoi! Marielle avait tenu des propos très justes à ce sujet. Il lui semblait être une pièce rapportée que d'arriver au sein du groupe juste pour le finish, après que nous ayons vécu tant de choses en vase clos. Il est vrai que nous sommes déconnectés de nos vies quotidiennes même si j'avoue avoir petit à petit changé de philosophie de vie. (...à suivre).

Il faut que je vous laisse, la petite pluie d'aujourd'hui m'appelle sur la route.

A très bientôt.

 

Courir... pour QUOI ?

 

A plusieurs reprises il m'a été posé la même question lors de mes interventions publiques pour parler de l'ultramarathon:"... et vous courez pour quelle association, quelle cause ?". C'est un peu un cas de conscience qui se présente à moi car j'ai souvent pensé récolter des fonds pour tel ou telle cause, pour la plupart dans la recherche médicale, j'ai même pris contact avec une d'entre elles mais il ne faut pas se voiler la face c'est un peu titiller la corde sensible du public. Pour réaliser mes projets, je suis toujours à la recherche de nouveaux partenaires financiers et en agissant de la sorte j'aurais l'impression de me servir du malheur de certains pour arriver à mes fins. On me dit souvent que si tout le monde réagissait comme moi, et bien la science aurait du mal à récolter des fonds. Quand vous vous présentez à un chef d'entreprise avec votre "book", peu importe votre palmarès, et que vous lui dites que vous courez pour récolter des fonds pour la recherche contre ****, et bien vous verrez que l'approche est plus facile. C'est tout à l'honneur du dirigeant de PME/PMI qui lui a la conviction de faire un bon geste, et vu la conjoncture actuelle, il est même étonnant de trouver des gens ouverts pour ce genre de dons.

Après j'ai pensé à des actions pour l'environnement, courir pour la cause écologique..." QUI" n'est pas "vert"à notre époque? Le seul "hic", c'est que la politique, telle une marée noire, s'est emparée de la cause.

Alors, que faire? J'ai souvent pensé écrire un livre pour parler de cette passion, de cette philosophie de vie.

La peur d'être pris pour un égocentrique m'a résignée à me contenter de mon site web.

Hier j'ai passé la journée sur une convention de tatouage à Pamier. Une super journée avec ma fille Manon, ce qui m'a permis de faire avancer le travail sur un de mes bras. Et bien, rangez vos idées préconçues, vos préjugés, j'ai fait de supers rencontres avec des gens ouverts et d'une tolérance à faire pâlir des donneurs de leçons "cul serrés". Ce que je veux évoquer de cette journée dans cet article c'est qu'en douze heures j'ai vu se côtoyer, sans aucune animosité, des "bikers", des rockers", et autres styles qui dans d'autres lieues auraient donné lieu à une levée de boucliers. Seulement ici, une même passion anime la horde, comme dans l'ultramarathon mais là, c'est le tatouage, la dermographie.

Souvent face à une personne nous ne recevons en retour que le reflet de ce que l'on donne... alors... soyez tolérants et vous serez accueillis... bienvenue.

J'ai un peu débordé mais j'ai tant à vous dire.

Merci à Jérôme et Sébastien de MEMENTO TATTOO à Balma, heureux de cette journée passée en votre compagnie.

On dit souvent:"...simple comme un bonjour." J'aimerais dire aussi facilement:"...heureux d'une belle rencontre."

A+.

 

La décision est prise... :

 

Salut à tous... ça y est, après un dernier coup d'oeil sur le site de "L'Intégrale", ma décision est prise, je prendrais le départ de l'épreuve le 1er juillet à Marseillan. Pour Jack London c'était "L'appel de la foret", dans le cas présent, pour moi l'attraction vient d'ailleurs et à chaque fois c'est un éternel recommencement. Les souvenirs sont là et j'ai beau me creuser la tête, peu importe les situations vécues, toutes restent des bons souvenirs, des expériences fantastiques et encore une fois un grand merci aux organisateurs qui nous permettent de vivre de tels moments. La décision ne fut pas si facile à prendre car au niveau physique c'est loin d'être le "top" (toujours un problème de calcification sur la sacro-illiaque), mais je reste persuadé que le fait de se retrouver dans cette "ambiance course" avec son stress, ses odeurs, ses visages connus ou non, ce moment tant attendu du départ, de la délivrance... pour tout ça je pense que le jeu en vaut la chandelle et que la douleur peut passée en second plan. Et puis si cette douleur doit vous accompagner durant des centaines de kilomètres autant s'en faire une amie! Attention, certains voient là une forme de masochisme, je ne pense pas, c'est juste une question de priorité et une façon différente de voir les choses. Dans la vie, vous avez les optimistes et les pessimistes, et bien à mon humble avis, les premiers sont acteurs de leurs vie alors que les autres en resteront spectateurs. Le comble c'est que nous avons le choix de décision, quelle aubaine, alors pourquoi tant de mauvaises options?

La course: 240 km le long du Canal du Midi entre Marseillan et Toulouse. Accompagnateur VTT obligatoire, point d'eau tous les 30 km et possibilité de se restaurer à la mi-parcours (Trèbes).

Pour ma part je pense partir le mercredi 30 juin avec le bus prévu à cet effet. Le soir, pasta-party au resto à Marseillan et hébergement habituel pour des coureurs d'ultra: salle des fêtes et duvet. Le lendemain, petit-déjeuner puis départ du phare des Onglous (étang de Thau) à 9h. Délais pour arriver:48h sachant qu'un pointage éliminatoire est prévu à Trèbes au km 124. Lieu d'arrivée: les Ponts Jumeaux à Toulouse.

Estimation personnelle d'arrivée: dans les temps... et mieux si affinités!!!

Plus sérieusement, on a toujours une idée de ce que l'on voudrait réaliser mais sûrement par pudeur ou par superstition on ne révèle jamais son plan de course qui, bien souvent, change au fur et à mesure que les kilomètres s'accumulent. Et encore une fois, c'est toujours bon d'avoir des projets.

Si certains sont motivés pour venir faire quelques kilomètres à nos côtés, il vous est possible de connaître à tout moment la position d'un coureur car l'accompagnateur VTT doit pouvoir répondre au PC course à tout moment. Chaque binôme est donc muni d'un téléphone portable.

Toujours partir avec la même idée en tête, l'envie d'aller au bout de ses rêves doit être plus forte que la peur d'échouer au bord du chemin... sortez vos rêves de leur placard! La Vie est belle.

 

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Connexion après deux mois de silence:

 

Bonjour à tous et bienvenue... enfin! Après deux mois de coupure indépendant de ma volonté, je peux enfin retrouver le chemin du clavier et depuis, il s'en est passé des choses.

L'article ci-dessus a été mis en ligne hier mais je l'avais écrit fin mai. Puis, impossible de le faire paraître... problème avec mon "hébergeur". Mais de mon côté, j'ai été "long à la détente" puisqu'il m'a suffit de l'avoir au téléphone pour que dans la journée le problème soit réglé.

Donc, pour ceux qui ne seraient au courant, l'Intégrale Riquet a été annulé et c'est "la mort dans l'âme"que je me suis mis à la recherche d'un nouvel objectif pour cette année.

Ce soir, je n'ai pas le temps de trop m'éterniser mais je tenais à vous informer de la reprise du site.

Un grand merci pour votre fidélité.

A très bientôt.

 

Programme pour les mois à venir:

 

Hello! Toujours d'actualité et en ligne de mire comme l'objecif à atteindre, la Transeurope 2012. La recherche de partenaires financiers suit son cours. Ne jamais baisser les bras, comme sur la route au fil des kilomètres. Je sais ce que je veux et par où il faut passer pour y arriver. Ce cheminement me permet de faire de belles rencontres et d'apprendre beaucoup sur les autres et sur moi-même. Première date butoire: août 2011. Le solde de l'inscription doit être réglé un an avant le départ de l'épreuve. Il me reste donc un an pour trouver les 6000€ d'inscription, puis un an de plus pour le financement des billets d'avion, de l'équipement, de mon salaire (deux mois et demi de congés sans solde), et autres...

Le projet "Intégrale de Riquet" étant tombé au canal, je me suis empressé de rechercher une course pour 2010.

Après beaucoup d'interrogations, me voilà parti sur un 48 heures. A Royan, mi-octobre. beaucoup ne comprennent pas que j'hésite entre une course "nature" comme" l'endurance trail"et une course où l'on s'abruti à tourner en rond pendant deux jours et deux nuit non-stop. La balance penchait déjà pas mal côté Atlantique et j'avoue qu' après en avoir discuté avec JB, ma décision fut sans appel. Nant et ses milliers de trailers m'ont fait peur et puis pour ceux qui me connaissent, en ayant le choix je prendrais toujours l'option qui m'en fera baver le plus.

Je n'ose pas trop me prononcer pour 2011 mais cela risque de dépendre en partie de mon résultat à Royan. Je vous en dirais plus ultérieurement... mais j'ai quand même un collègue de Austin (Texas) qui est partant pour m'accompagner sur la Badwater dans la Vallée de la mort (Californie). C'est pas TOP, ça ? Merci Russell.

A+... vite!

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Souvenirs... avant les 48 heures de Royan:

 

Comme à mon habitude, lorsque l'objectif se rapproche, je n'ai de cesse d'aller jeter un oeil sur le site pour me tenir informé des dernières nouvelles. Quelle a été ma surprise quand en visionnant la liste des engagés sur le "48 heures"de Royan, j'ai aperçu des noms familiers de la Transeurope 2009. En effet, les Suisses Julia et Christian FATTON, ainsi que l'allemande Martina HAUSMANN sont dans les "starting bloc". J'aimerais vraiment vous faire partager mes sentiments à ce moment précis car chaque fois que je replonge au coeur de cette épreuve, les larmes me viennent comme par enchantement. Je dis: "...au coeur...", car je ne peux en aucun cas survoler ce qui a été pour moi une parenthèse de MA vie. Pas une semaine ne passe sans que l'on aborde le sujet. Souvent quand Marielle me voit "ailleurs", les mêmes mots interrogatifs: "la Transeurope?". C'est aussi pour cela qu'elle comprend que je veuille repartir en 2012, sûrement pour ouvrir une autre parenthèse.

Ces jours-ci, j'ai eu l'occasion d'échanger des idées avec Russell (Texas) et Hiroko (Japon), tous deux étaient avec moi sur la Transeurope 2009. Quel plaisir, quel soulagement de parler à des personnes l'ayant vécu de l'intérieur. Nous parlons de nos projets, sans pour autan parler de 2009, juste quelques anecdotes... par pudeur peut-être.

Pour en revenir au "48 heures"de Royan, le but est de tourner en rond sur un circuit d'environ 1200m pendant deux jours et deux nuits avec pour objectif de faire le plus de kilomètres possibles. Personnellement, j'espère atteindre les trois cent kilomètres mais je pense que pour intéresser les organisateurs de Surgères (48H à label international, pas d'inscriptions. Participation sur invitation), il faut avoisiner les trois cent cinquante kilomètres... ça, c'est pour la petite histoire. En attendant, cap sur l'objectif perso. Le circuit à l'air sympa avec un passage sur la base nautique et les stands côté plage.

Quelques appréhensions tout de même car voilà un an que je souffre d'une calcification des tendons de ma sacro-illiaque droite et on ne peut pas dire qu'il y ait du changement... si... en fait, je me suis habitué à la douleur puisque j'encaisse pas loin de deux cent kilomètres/semaine. Je pense que c'est le genre de douleur plus facile à gérer sur une transcontinentale que sur un "48 heures".

Le dossier"sponsoring" pour la TEFR 2012 est bientôt fini et j'ai déjà pas mal de contacts. De toute façon, je compte bien être au départ en Écosse. Comme dit si bien Marielle: "...tu désires si fort les choses que tu arrives toujours à tes fins!". Allons de l'avant.

Je vous dis à bientôt.

 

Une histoire de retrouvailles:

 

Voilà quelques temps, quand Jean Benoît (race director) m'a demandé si j'étais "ok" pour venir à l'arrivée de la Transe Gaule à Gruissan, après en avoir touché deux mots aux miens, c'est par l'affirmative que je lui répondais. C'est à ce moment là que l'idée de joindre l'utile à l'agréable m'est venue: pourquoi ne pas faire la route en courant. Partir le long du Canal du Midi jusqu'à sa jonction avec le canal de la Robinne puis direction Gruissan- plage via Narbonne. Soucis de taille, se ravitailler sur les 180kms du circuit. Trouver l'accompagnateur VTT qui m'assistera ne fut pas un problème car je savais que ce genre de challenge plairait à mon fils Julien, d'ailleurs il me dit OUI sans hésiter. Il a le même goût que moi pour les choses sortant de l'ordinaire. Je qualifierais ceci de retrouvailles car même si nous vivons ensemble, on a rarement l'occasion d'avoir des centres d'intérets communs d'une si forte intensité et là, au fil des kilomètres, on s'ouvre à l'autre, on se dévoile, on se confie et l'intensité du moment fait que les liens se resserrent et on s'avoue des sentiments cachés jusque là, peut-être par pudeur. Je peux dire que je suis fier de lui car il a su m'accompagner jusqu'au bout, toujours avec tact, volonté et discrétion sans rien lâcher... jamais!

Après être partis de l'écluse de Mongiscard le vendredi à 16h, nous sommes arrivés sur le sable de Gruissan-plage le samedi à 14h. J'espère avoir l'occasion de vous livrer quelques "bribes" de nos vingt-deux heures passées au fil de l'eau avec une idée en tête: atteindre notre objectif tout en savourant l'intensité du moment.

Autres retrouvailles, celles de l'arrivée avec la famille "ULTRA". A trente cinq kilomètres de l'arrivée, nous empruntons le tracet de la Transeurope. C'est donc sur la route que nous allons rencontrer les premiers coureurs. En fait nous resterons avec le premier rencontré: Gwen Quéant. Encore un grand moment de partage. Nous nous sommes même autorisés une petite bière dans un bar du centre de Narbonne. Pas de prise de tête, c'est ça aussi l'ultra. Je l'ai laissé terminer sur la plage avec ses enfants qui l'avaient suivi trois semaines durant... que du bonheur.

Ensuite, retrouvailles avec tous les autres, coureurs, accompagnateurs, bénévoles, etc...

Je ne savais plus où donner de la tête. Entre les anciens de la Transgaule, ceux de la Transeurope, d'autres rencontrés sur différentes courses aux quatre coins du monde. Français, Taïwanais, Allemands, Hollandais, etc... nous vivons tous, pour, et au travers de la même passion: l'ULTRAMARATHON. ( n'est-ce pas Laurent ? ).

Cette passion à laquelle on se raccroche quand les misères de la vie nous font oublier justement qu'elle est belle "la Vie". Et puisse la route être encore très longue. Et comme disait si bien... je ne sais plus qui... : ce qui ne te tue pas, te rend plus fort!

Depuis la Transeurope, j'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose... mais quoi. A certains moments,je doute. Mais quand je me suis retrouvé plongé au milieu de toutes ces têtes "d'avaleurs de kilomètres", cette flamme qui baissait d'intensité depuis quelque temps, et bien a été ravivée par ces retrouvailles. Que d'émotions!!!

Je reviendrai sûrement sur riche week-end.

Bon vent! (même de face).